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APPEL A PROJETS : Ado été 2010 (déc 2009)
Vous avez sûrement des projets originaux pour cet été Un coup de pouce pourrait vous aider à les concrétiser !
- La période de mi- juin à fin août est une période propice à la mise en place de projets dynamiques.
- La commission vous encourage à mettre sur pied des activités favorisant la participation des 13–18 ans durant cette période. C’est pourquoi nous vous proposons de nous faire part de vos actions projetées pour l’été 2010.
- Délai de proposition des projets: 26 février 2010.
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APPEL A PROJETS : Cuisinez malin (déc 2009)
Le « plan cantonal de promotion de la santé et de prévention » a, parmi ses objectifs, « la promotion d’une alimentation saine et d’une activité physique régulière ».
- Les centres intéressés pourront bénéficier d’un appui financier et logistique pour l’organisation d’actions thématiques durant la période du 16 au 27 août 2010
- Délai de proposition des projets: 25 janvier 2010.
Téléchargez le communiqué complet >>>
Signature d'un protocole de collaboration FASe – DEJ - Police (juin 2009)
République et Canton de Genève
Département des institutions
Police
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Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle
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Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports
Délégation à la Jeunesse (DEJ)
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Signature d'un protocole de collaboration FASe – DEJ - Police |
En juin 2006, le constat d'une nécessaire collaboration entre la Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle et la Police cantonale était posé par les partenaires impliqués. Un groupe de travail comprenant ces derniers ainsi des représentants de la Délégation à la jeunesse de la Ville de Genève ont élaboré durant deux ans un protocole destiné à préciser les missions respectives et définir les cadres d’intervention de chacun lors de cas de violence et/ou de délinquance. Ce protocole de collaboration et d’intervention a été signé ce jour, mardi 1er juillet 2008, par les représentants de chaque entité.
Le cadre de référence proposé est fondé sur les règles existantes et l’observation des pratiques et des besoins. En fixant les procédures d’intervention et de collaboration selon la typologie des contextes, il a pour but à la fois de clarifier et d’uniformiser les procédures afin d’apporter la réponse la plus adaptée.
Le projet réalisé s'inspire du Protocole de collaboration et d’intervention entre le Département de l’instruction publique (DIP) et le Département des institutions (DI). Il est quant à lui très largement inspiré du document Présence policière dans les établissements scolaires, issu des réflexions et de l’expérience de la Table provinciale de concertation sur la violence, les jeunes et le milieu scolaire au Québec.
Les dispositions définies dans la première version du projet ont été exercées lors de forums-ateliers tenus par la Police et la FASe. Ces mises en situation entre intervenants de terrain ont été riches d’enseignement et ont contribué à la rédaction de la version finale.
Dès lors, les objectifs retenus dans ce protocole de collaboration et d'intervention sont les suivants :
- Préciser les missions respectives et définir les cadres d’intervention des uns et des autres;
- Développer une compréhension mutuelle et une collaboration construite entre les acteurs régionaux;
- Conjuguer les efforts dans le traitement des problématiques de violence et de délinquance, afin de les prévenir et d’apporter des réponses adaptées;
- Déterminer les contextes de collaboration et d’intervention et prévoir un cadre d’évaluation permettant les ajustements nécessaires.
Afin qu'il entre en vigueur, ce protocole de collaboration et d'intervention a été signé ce jour, 1er juillet 2008, par :
- M. Laurent MOUTINOT, conseiller d’Etat en charge du Département des institutions et
Mme Monica BONFANTI, cheffe de la police.
- M. Manuel TORNARE, Maire de Genève, en charge du Département municipal de la cohésion sociale;
- M. Alain-Dominique MAURIS, président du conseil de la fondation genevoise pour l’animation socioculturelle et M. Thierry APOTHELOZ, vice-président;
Ce protocole de collaboration restera évolutif. A cet effet, un groupe de suivi est constitué afin de recommander aux signataires des adaptations aux besoins de la FASe, de la DEJ et de la Police. Ce même groupe de suivi veillera à ce que la mise en application du protocole puisse être élargie aux services municipaux concernés.
Le Protocole en bref
Aspects généraux :
- Le protocole montre la volonté des signataires d’engager leurs collaborateur-trice-s plus encore sur la voie d’une meilleure compréhension mutuelle et d’une collaboration construite, actives sur le terrain. Il s’agit de conjuguer les efforts dans les questions relatives à la violence et plus généralement à la délinquance, afin de prévenir et d’apporter des réponses adaptées dans un objectif de promotion d’un climat respectueux de la qualité de la vie.
- La démarche vise également à contribuer à la compréhension des lois et des règles, et à leur rappel systématique lors de leur transgression dans le cadre d’une entité ou d’une action d’animation. Le cadre de référence repose sur le principe de subsidiarité : les entités d’animation gèrent les situations en mettant au préalable en œuvre leurs moyens propres avant de faire appel à la police.
- Les entités d’animation considèrent la police comme un partenaire qui contribue par son action propre au respect des lois, indispensables à toute vie collective. La police considère la mission de prévention de la FASe et de la DEJ comme une composante importante contribuant à l’amélioration de la qualité de la vie, et partant à la tranquillité et à la sécurité publiques.
- La police agit dans le cadre de la prévention, de la dissuasion et de la poursuite des infractions, dans le but de contribuer à la sécurité des personnes et des biens, et de ce fait, à la qualité de la vie.
- La FASe et la DEJ, par leurs actions spécifiques orientées vers la prévention et la solidarité en faveur des jeunes et de la collectivité, contribuent au maintien de la cohésion nécessaire au « bien vivre ensemble ».
Mesures concrètes (nouvelles ou à renforcer) :
- Désigner dans chaque entité d’animation (équipe d’animation de centre ou TSHM, et comité de centre), un membre afin d’assurer la collaboration régulière avec les répondants également désignés pour le secteur au sein de la police (îlotier et brigade des mineurs).
- Désigner au sein des directions institutionnelles, des référents pour toutes questions relevant d’actions ou de problématiques générales impliquant ou ayant des incidences régionales et cantonales, ainsi que pour les cas nominatifs en accord avec les procédures internes de la FASe et de la DEJ.
- Préciser les différents contextes de collaboration et d’intervention (prévention, enquête et intervention d’urgence ou d’exception) afin de spécifier le rôle et la responsabilité de chacune des institutions dans ces situations différentes.
- Contexte de prévention : Interventions communes ou coordonnées afin de promouvoir les valeurs de respect et de contribuer au rappel systématique de la règle ou de la loi.
- Contexte d’enquête judiciaire : Les interventions de la police se font en principe ailleurs que dans les entités d’animation. Lorsqu’une intervention doit toutefois s’effectuer dans un tel cadre (demande de l’équipe ou de la direction, nécessité d’enquête), la police se coordonne avec les référents.
- Contexte d’exception/urgence : Lorsqu’une intervention doit toutefois s’effectuer dans un tel cadre (demande de l’équipe ou de la direction, urgence), la police intervient avec les moyens appropriés. Les référents sont informés de l’intervention dans les meilleurs délais.
- Les interventions sont suivies d’un temps permettant d’en évaluer les modalités et de procéder aux ajustements nécessaires.
Evolution :
- Les objectifs ainsi que les modalités de la collaboration entre les signataires font l’objet d’explicitations auprès de l’ensemble des collaborateurs-trices et des partenaires concernés.
- Dans cette perspective et sur la base des collaborations existantes ou à développer au quotidien, les modalités du travail commun aux trois partenaires seront régulièrement évaluées et adaptées.
Contacts : M. Claude Dupanloup, Secrétaire général de la FASe, 022 700 15 93
M. Claudio Deuel, Délégué à la jeunesse de la Ville de Genève, 022 418 45 02
M. Didier Froidevaux, Directeur des études stratégiques, Police cantonale, 022 427 83 14
Pour télécharger le protocole FASe-Déj-Police. Cliquez sur ce lien.
Le département de l’instruction publique (DIP) et le Pouvoir judiciaire confient un mandat à la FASe pour mettre en œuvre une assistance personnelle et éducative auprès des mineurs.
Nouveau droit pénal des mineurs : collaboration entre
la Fondation genevoise pour l’animation socioculturelle (FASe),
le Service de protection des mineurs (SPMI)
et le Tribunal de la Jeunesse (TJ)
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La nouvelle loi sur la condition pénale des mineurs (DPMin), entrée en vigueur en janvier 2007 souligne, dans son article 13, la nécessité de faire bénéficier les mineurs et leur famille d'une assistance personnelle visant à conférer à la personne chargée de ce mandat, certains pouvoirs en rapport avec l'éducation, le traitement et la formation du mineur.
En vue de l'application du nouveau dispositif légal au sein de notre Canton, le Conseil d'Etat a pris la décision de déléguer l'exécution du mandat d'assistance personnelle, lié à l'article 13 DPMin, à la FAS'e: fondation dont les missions et les prestations, réparties sur diverses régions du Canton, sont pleinement imbriquées dans les activités de prévention et d'intervention en faveur de la jeunesse. Ce mandat consiste à renforcer, par une prise en charge intensive, les capacités éducatives des parents, dans le milieu familial, scolaire et social du mineur délinquant.
Pour ce faire, une unité spécialisée composée d'éducateurs, dont la mission sera centrée sur l'assistance personnelle, prendra place au sein de la FAS'e. Mandatés par le TJ/Juge des enfants au SPMi, les éducateurs auront comme principales activités d'amener le mineur à retrouver une vie sociale, scolaire et professionnelle en lien avec son âge et son développement, tout en agissant sur l'amélioration de la dynamique de son environnement familial et son intégration dans le réseau social. La prise en charge intensive de ces jeunes aura bien sûr pour but l'atténuation du risque de récidive et/ou de détérioration de la situation.
Une collaboration étroite entre le Juge du TJ/Juge des enfants au SPMi, l'éducateur de la FAS'e et d'autres professionnels intervenant en faveur des mineurs permettra de garantir une synergie optimisant la prise en charge pluridisciplinaire.
Un comité de pilotage composé de la Directrice du SPMi, du Secrétaire Général de la FAS'e et de la Présidente du TJ a été mis en place sous l'égide de la DGOJ pour mener à bien ce projet. Ce projet pilote devra débuter en automne 2008. Un dispositif d'évaluation de cette expérience pilote sera également mis en place dès le démarrage du projet.
Genève le 17 juin 2008
Téléchargez le dossier complet au format PDF en cliquant sur ce lien.
Message de M. Charles Beer, Président du Conseil d’Etat, en charge du Département de
l’Instruction publique, au Conseil de la Fondation genevoise pour l’animation
socioculturelle (FASe) réuni le 3 décembre 2007.
Lors de la séance du Conseil de Fondation du 3 décembre 2007, M. Charles Beer s’est exprimé en qualité de Président du Conseil d’Etat afin d’exposer la volonté politique du canton concernant l’orientation de l’action de la FASe. Il a également fait part des attentes du département de l’instruction publique en matière de développement des prestations de la
FASe en faveur des jeunes.
M. Charles Beer a souhaité que sa déclaration, prononcée devant les membres du Conseil de Fondation, soit également communiquée à l’ensemble des collaboratrices et collaborateurs de la FASe, ainsi qu’aux responsables associatifs.
Nous avons donc le plaisir de vous transmettre cet important message afin que chacune et chacun prenne connaissance des quatre objectifs fixés, lesquels détermineront les champs d’action que la Fondation aura à charge de mettre en oeuvre dès le début de l’an prochain.
Pour télécharger le message au format PDF, cliquez ici.
Pour écouter le message en format audio MP3, cliquez ici (20Mb).
« MEMENTO
A L'USAGE DES PARENTS ET DE LEURS ENFANTS »
DISPONIBLE DANS TOUS LES CENTRES DE LOISIRS, MAISONS DE QUARTIER, JARDINS ROBINSON ET TERRAINS D’AVENTURE
Evoquant dans une formulation simple le contenu de quelques lois essentielles, cette petite brochure de douze pages vise à mieux prévenir les infractions. Elle rappelle également aux victimes de violences ou de menaces, l’importance d’en parler sans délai avec un adulte de confiance et mentionne enfin quelques adresses utiles aux parents et à leurs enfants. Ce mémento est un message clair aux différents acteurs : aux mineurs qui méconnaissent parfois leurs devoirs et leurs droits ainsi qu’aux adultes qui ne rappellent pas assez régulièrement aux enfants et aux adolescents-e-s, l’existence d’un cadre légal à l’intérieur duquel les parents sont habilités à fixer leurs propres limites.
Tiré à plus de 100'000 exemplaires
et disponible en plusieurs langues sur le site internet du DIP,
son contenu peut également être téléchargé
en langues anglaise, espagnole, portugaise, albanaise et française
sur le site de l’Etat : http://www.geneve.ch/dip/
Ce document a été remis à tous les parents d’élèves, à l’ensemble des collaborateurs et collaboratrices du DIP ainsi qu’à de nombreuses autres personnes quotidiennement en contact avec des enfants et adolescent-e-s, par exemple dans les centres de loisirs et les maisons de quartier.
LES CENTRES AERES… C’EST QUOI ?
Les centres aérés, créés à l’initiative des centres de rencontres et
maisons de quartier, représentent une part importante de leurs
prestations. Inscrits à la semaine, ce ne sont pas moins de 1000 enfants
qui, chaque jour, participent à l’un des centres aérés organisés.
Pendant la journée, les enfants évoluent dans un espace protégé ; ils
participent à des activités de plein air et sont en contact avec la
nature.
Le succès de cette formule originale de vacances tient probablement
à la souplesse de son organisation et au service ainsi rendu aux
nombreux parents qui travaillent. De plus cette activité qui assure aux
enfants un temps de loisir, leur permet de retrouver leurs parents le soir.
6 jardins Robinson et terrains d’aventures proposent des activités et
accueils sur place. Les enfants et les adolescents peuvent fréquenter les
centres aérés, camps, activités et accueils proposés par 23 centres.
Enfin, signalons un centre aéré nautique pour les 12-18 ans, « La Grève
Nautique » à Versoix.
... Pour lire la suite, téléchargez la brochure au format PDF en cliquant ici.

Vivre mon école
Vivre dans ma commune
Regard sur un projet
novateur
Synthèse de l'évaluation participative.
Par Dominique Froidevaux, sociologue, Le Point-DIP (Mars 2007)
Genèse du projet
Printemps 2003: les conseillers sociaux du cycle
d'orientation du Renard réunissent divers intervenants de
la commune de Vernier - travailleurs sociaux hors-murs (TSHM) et
animateurs socioculturels de la FASe - concernés par les
jeunes qui fréquentent cet établissement scolaire.
Alertés par divers événements de violence qu'il
convenait de ne pas banaliser, ils proposent de réfléchir
ensemble à des pistes d'actions concrètes pour agir
plus efficacement en amont des problèmes.
Quelles réponses socio-éducatives
à la violence? Comment mieux s'informer mutuellement et coordonner
les actions de prévention entre acteurs de l'école
et des quartiers environnants? Comment cultiver et garder des liens
constructifs avec les jeunes en intervenant de manière aussi
précoce que possible? Quels sont les besoins prioritaires?
Telles étaient les questions qui ont aiguillé la réflexion
du groupe initiateur du projet. Trois pistes concrètes ont
été envisagées à partir de là:
- Un renforcement du travail en réseau
- Un approfondissement de la collaboration entre l'école
primaire et le Cycle d'orientation
- Une action ciblée autour des transports scolaires, origine
de problèmes récurrents.
Le projet baptisé "Vivre mon école,
vivre dans ma commune" a ensuite été mûri
et mis en musique avec les divers partenaires institutionnels répondant
des acteurs de terrain: la Commune de Vernier, la FASe - Fondation
pour l'animation socioculturelle à Genève, employeur
des différents intervenants sociaux actifs sur cette commune
dans les centres et les activités hors-murs, les responsables
du collège du Renard et de la direction générale
du CO et, enfin, le Département de l'instruction publique.
La problématique des transports scolaires
a été jugée prioritaire car elle était
à l'origine d'un fort sentiment d'insécurité,
en particulier chez les élèves les plus jeunes, et
avait de nombreuses répercussions autant sur la vie de l'école
que sur celle des quartiers de la commune. En effet, dans l'espace
confiné des bus, avec un chauffeur comme seul référent
adulte pour 150 élèves par véhicule, de nombreux
incidents survenaient qui dégénéraient parfois
en violences plus graves: batailles rangées, règlements
de compte, commerces divers, intimidations. Les responsables du
projet ont alors planché sur un dispositif d'accompagnement,
intégrant de jeunes moniteurs sans formation initiale, suivis
étroitement par des professionnels. Il s'agissait ainsi d'apporter
rapidement une réponse à des besoins concrets pour
amorcer un processus ouvrant pas à pas sur d'autres potentialités
d'action préventive.
Présentée dans la commune de Vernier
au printemps 2004, la phase pilote du projet a démarré
pour deux ans à l'automne de la même année.
Une évaluation participative et continue a été
engagée durant cette période afin d'accompagner le
projet et de mettre en évidence les enseignements de terrain
utiles à l'émergence d'autres projets analogues. Ce
sont quelques éléments de cette évaluation
qui sont mis en évidence dans la présente synthèse.
Caractère novateur et pertinence de la démarche
Le projet considéré ici réunit
plusieurs caractéristiques novatrices qui méritent
d'être relevées.
Une même préoccupation: l'avenir
des jeunes concernés
C'est une préoccupation commune pour le
mieux-être et l'avenir des jeunes concernés par ce
projet qui a réuni aussi bien les acteurs de terrain que
les partenaires institutionnels engagés dans sa réalisation.
Si la vocation des différentes institutions impliquées
est bien de travailler de concert, le partenariat engagé
dans ce cas précis peut être considéré
comme une première dans le canton de Genève, du point
de vue du soin porté à la mise en œuvre du projet
et de l'engagement des partenaires sur la durée.
Un projet sur mesure
Ce projet est né du terrain et a été
construit sur mesure, à partir d'un diagnostic et d'une analyse
des besoins locaux. Cette approche partenariale privilégiant
les dynamiques émergentes et visant à rendre possible
institutionnellement ce qui répond aux nécessités
locales est considéré comme un gage de succès
dans la plupart des études spécialisées sur
la prévention de la violence.
Une avancée pas à pas, soutenue
par une évaluation participative
La démarche pragmatique, envisageant une
avancée pas à pas à partir de priorités
clairement identifiées, est aussi une des caractéristiques
de ce projet. Dans cette perspective, l'évaluation participative
et continue n'a pas été envisagée comme un
"contrôle externe", mais comme un soutien, favorisant
une prise en compte collective des difficultés et des avancées
tout au long du développement du projet. L'expérience
s'avère ainsi riche d'enseignements pour la mise en œuvre
de projets analogues dans d'autres contextes. Les principales leçons
de terrain portent non seulement sur le dispositif d'accompagnement
socio-éducatif mais aussi sur les exigences, les risques
et les opportunités d'une démarche partenariale. Un
enjeu important à l'heure de la mise en place des réseaux
d'éducation prioritaires sur le canton de Genève (REP).
Une approche concertée entre partenaires
Les partenaires ont pris soin d'inscrire leur
démarche dans une approche commune, avec une visée
socio-éducative clairement énoncée: l'action
préventive et l'apprentissage des limites et du respect des
biens et des personnes vise l'intégration de tous les jeunes
concernés, dans les meilleurs conditions possibles.
Cette approche se retrouve
• dans l'action en matière de politique
sociale et de la jeunesse de la commune de Vernier,
• dans les principes de prévention qui guident l'action
des professionnels de la FASe
• et dans les priorités d'action du DIP, dont la politique
en matière de régulation de la violence repose sur
cinq piliers: La prévention, la participation, le partenariat
local, la médiation, et enfin la sanction, qui s’appuie
sur la réglementation et les lois et doit revêtir un
caractère éducatif.
Les principaux apports du projet
Pacification dans les transports réservés
aux élèves et amélioration du climat scolaire
Le dispositif d’accompagnement a un effet
de pacification dans les transports scolaires avéré,
largement reconnu par les acteurs concernés et repérable
à travers de nombreux indices vérifiables sur le terrain
(voir tableau résumé des indicateurs à la page
suivante).
On constate un impact favorable sur le climat
scolaire au sein du cycle d'orientation du Renard. Les transports
scolaires ne sont plus perçus comme un espace où règne
l'insécurité, sans regard adulte. Cet apaisement favorise
une meilleure concentration sur les tâches scolaires et focalise
moins les préoccupations et énergies des enseignants
et d'autres intervenants adultes du collège sur la problématique
des transports scolaires. L'impact favorable est également
reconnu et confirmé par plusieurs éléments
convergents d'une étude indépendante réalisée
par le SRED (Service de la recherche en éducation).
Dynamique favorable pour d'autres actions
Ces avancées ont créé une
dynamique favorable au renforcement des autres volets du projet,
qui commencent à prendre une forme plus concrète et
élaborée qu’au départ.
• La collaboration entre le primaire et
le CO s'est renforcée grâce au travail d'un groupe
ad hoc. Ses principales actions concernent l'information aux parents,
l'accueil des élèves, l'articulation des programmes
et des contenus d’enseignement.
• Une réflexion a pu être initiée avec
le groupe santé (enseignants, conseillers sociaux, éducateurs
pour la santé, infirmière scolaire) au sein du collège
sur la problématique des relations garçons-filles.
Ce groupe a stimulé la mise sur pied d'une activité
de réflexion participative avec "théâtre-forum"
et dossier pédagogique (préparé par le Service
Santé de la Jeunesse) à l'intention des maisons de
quartier et de divers établissements scolaires. Il a mis
sur pied un atelier de réflexion ouvert aux élèves
qui le souhaitent, pour un travail sur le respect mutuel dans la
relation de couple.
• Avec différentes écoles de la région,
le CO du Renard a participé a une quinzaine de prévention
sur l'usage du cannabis baptisée "Dépénalisons
la parole". Un projet initié par la FASe en collaboration
avec la commune de Vernier.
• Forts de l'expérience pilote, les partenaires du
projet visent maintenant une intégration des moniteurs engagés
dans l'accompagnement des transports scolaires sur d'autres chantiers,
structures ou activités locales à l'intention des
jeunes, au sein du collège ou sur les quartiers de la commune.
Atout pour le travail social hors murs
Pour les professionnels de la FASe engagés
dans les actions de travail social hors murs, le relais effectué
par les accompagnants a permis d'entrer en contact avec des jeunes
qui avaient besoin d'un soutien ou d'un accompagnement plus approfondi.
Tremplin pour l'intégration professionnelle
des moniteurs engagés dans le projet
Les personnes engagées comme accompagnants
bénéficient d’un parcours formateur, axé
sur une pratique de terrain, qui leur sert de tremplin et contribue
à la maturation de leurs projets professionnels. Pour la
FASe, employeur des intervenants, moniteurs et travailleurs sociaux,
l’expérience menée dans le cadre de ce projet
sert de référence pour la mise sur pied d'une formation
qualifiante, basée en partie sur la valorisation de la pratique
de terrain et destinée à ouvrir de meilleures perspectives
professionnelles pour des jeunes moniteurs actifs dans le travail
social hors murs.
Résumé des indicateurs
attestant de l'impact du dispositif d'accompagnement
| L’effet de pacification du dispositif d’accompagnement
socio-éducatif dans les bus est unanimement constaté
par les acteurs concernés |
| Les attitudes signalant chez les élèves et leurs
parents un sentiment d’inquiétude lié aux
transports scolaires sont en nette diminution |
| Le dispositif d’accompagnement est entré dans
les habitudes des élèves |
| Les interventions immédiates des accompagnants et les
régulations qu’ils peuvent faire à chaud
ont un effet pacificateur et préventif |
| Les incidents avec risques d’atteinte à l’intégrité
physique des élèves sont moins fréquents
et de moindre gravité qu’auparavant |
| Les actes d’intimidation entre élèves
sont en nette diminution dans les transports scolaires |
| Les déprédations dans les bus ont été
en partie limitées |
| La fumée (tabac ou autres substances) dans les bus
était un problème récurrent dans les bus,
ce n’est désormais plus un problème |
| Le nombre des vols est en nette diminution |
| Le relais des situations problématiques a globalement
fonctionné à la satisfaction des intervenants
du champs scolaire et a eu un impact préventif durable |
| L’intervention des accompagnants, en coordination avec
le réseau élargi a un effet préventif décisif
sur le développement des batailles rangées |
| La collaboration avec les familles est jugée excellente
par les intervenants du milieu scolaire. |
| Les accompagnants sont identifiés comme des adultes
auxquels les élèves peuvent accorder leur confiance |
| Pour les professionnels du travail social hors murs, le relais
effectué par les accompagnants a permis d'entrer en contact
avec des jeunes qui avaient besoin d'un soutien ou d'un accompagnement
plus approfondi. |
L'enquête indépendante menée
au sein du CO Renard lui offre de nombreuses indications pour
améliorer ses pratiques à partir d'un diagnostic
approfondi portant sur:
- le climat de sécurité dans
différents espaces en lien avec la vie scolaire, y
compris les transports ;
- les différents climats relationnels (entre professeurs
et élèves, entre élèves) ;
- le climat de justice qui règne au sein du collège,
le rapport aux règles et à l’autorité
;
- le climat éducatif en lien avec les apprentissages
scolaires. |

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