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But

La Fondation genevoise pour l'animation socioculturelle regroupe les centres de loisirs, maisons de quartier, terrains d'aventures, jardins Robinson établis sur le canton de Genève.

La Fondation a la mission de définir la politique de ces trente-sept centres et d'en contrôler l'application. Elle coordonne les ressources humaines, financières et techniques mises à disposition à cet effet. Elle favorise le renforcement du tissu social, la rencontre, l'échange et la solidarité, dans un objectif général de prévention.

Les centres sont des espaces de rencontres conviviaux ouverts sur le quartier et la commune. Dans un objectif de prévention, ils organisent des activités pour les enfants, les jeunes et toute la population.

Ni la Fondation, ni les centres n'ont la prétention de s'attaquer aux grands problèmes de la société. Ils prennent en considération leurs conséquences sur l'individu et sur la collectivité locale : solitude, marginalisation, exclusion, manque de considération sociale, absence de repères et de valeurs morales.

Par les actions de prévention développées par les centres, la Fondation veut empêcher que ces situations apportent le découragement, les dérives sociales, l'agressivité physique et verbale, les germes de violence. Par cette contribution, elle veut renforcer le tissu social, le civisme, la socialisation, le respect des personnes, des biens et de soi-même, la vie démocratique. Dans ce travail, les centres collaborent avec les familles, les écoles, les groupements sportifs, culturels, associatifs, les services sociaux, les administrations, la police, etc.



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Structure

La Fondation c'est avant tout : trente-sept centres, «centres de loisirs», «maisons de quartier», «jardins Robinson», «terrains d'aventures». Chaque centre est organisé en association, ouverte à toute personne de la commune ou du quartier. Elle est responsable du programme du centre et veille à ce qu'il soit bien adapté aux spécificités du lieu et conforme à la politique générale définie par la Fondation. L'association approuve le budget et les comptes; elle se donne un comité et une présidence. Mille deux cents bénévoles, membres de ces associations, s'impliquent ainsi dans la vie civique du canton. Les trente-sept associations de centre sont regroupées en une fédération.

Chaque centre a son équipe de professionnels :

  • les animatrices et animateurs, diplômés d'écoles sociales reconnues, engagés par la Fondation, sont au bénéfice d'un statut de droit privé; ils sont au total cent soixante, remplissant cent neuf postes de travail.
  • les monitrices et moniteurs, à temps partiel; ils sont près de trois cent cinquante pour aider à l'encadrement des activités enfants et adolescents des trente-sept centres; ils effectuent environ 130'000 heures de travail par année.
  • le personnel administratif et technique, soit une soixantaine de personnes, toutes à temps partiel.

Au niveau cantonal, le Conseil de Fondation regroupe quatre partenaires :

  • l'Etat qui désigne 4 représentants
  • les communes genevoises représentées par 4 magistrats
  • la Fédération des associations de centre qui délégue 6 personnes
  • le personnel travaillant dans les centres qui élit 3 représentants

Le Président est nommé par le Conseil d'Etat.
Le Conseil de Fondation dispose d'un secrétariat général.

A tous les échelons de la structure, on trouve ces quatre partenaires. Ce système nécessite une concertation permanente entre les responsables et il exige le consensus.



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Histoire

Jusqu'au milieu de ce vingtième siècle, les jeunes se retrouvaient dans le cadre des paroisses, du scoutisme, et d'autres mouvements. Les repères et les valeurs étaient plus stables et plus solides. Puis les difficultés sociales se sont faites plus pressantes et les moyens se sont réduits. C'est ainsi qu'en 1963, les premiers centres de loisirs sont apparus. En 1971, les quatorze associations de centres existantes ont fondé la «Fédération des centres de loisirs et de rencontres». Dès 1973, le Conseil d'Etat nomme une Commission d'experts pour étudier tous les problèmes posés par l'exploitation des centres de loisirs. Ce n'est qu'en 1977 que le Conseil d'Etat met en place la «Commission cantonale des centres de loisirs et de rencontres» regroupant déjà les quatre partenaires : Etat, communes, associations, syndicats. Au début janvier 1981 entre en vigueur la Convention collective de travail. Plus tard, l'année 1993 marque aussi un grand tournant : l'élaboration, avec la participation de tous les acteurs, de la Charte cantonale des centres qui est signée le 22 septembre. On compte aujourd'hui (fin 1998) trente-sept Centres : treize en Ville de Genève, vingt-quatre dans quatorze autres communes. Il s'en ouvre pratiquement un par année.

De 1963 à 1998, on est passé progressivement de l'aventure à l'institutionnalisation. La création de la Fondation, par vote unanime du Grand Conseil le 15 mai 1998, en est la dernière étape.

Les avantages de cette nouvelle forme d'organisation sont les suivants :

  • l'institution est reconnue d'utilité publique, ce qui montre son importance et ses responsabilités et ce qui engage les autorités à la soutenir.
  • son image et son identité sont claires, vis-à-vis de l'extérieur.
  • le partenariat Etat/Communes est nettement renforcé.
  • la coresponsabilité, les droits et devoirs des partenaires sont définis.
  • les relations employeur/employés sont juridiquement définies et font l'objet d'une Convention collective couvrant tout le personnel.
  • d'éventuelles recettes extérieures alimentent directement les comptes de la Fondation.

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Activités

Respectant les objectifs généraux de la Fondation, la prévention, et usant de leur autonomie, les centres organisent librement des activités éducatives ou socioculturelles, après l'école, pendant les jours de congé, les vacances, le soir ou durant les week-ends. Ils pratiquent l'accueil libre des enfants (5 - 11 ans), des pré-adolescents (11 - 14 ans) et des adolescents (14 - 18 ans). Les programmes des centres comportent par exemple des mercredis aérés, des centres aérés pendant les vacances (la colonie qui rentre le soir), des sorties, des soirées discos ou des concerts, des repas, des ateliers d'expression, etc., etc.

Ils offrent également aux jeunes des possibilités :

  • d'effectuer des «petits jobs»,
  • d'utiliser des salles pour des rencontres, fêtes ou anniversaires,
  • d'emprunter du matériel technique ou de bricolage.

D'autres activités sont plus spécifiquement proposées aux adultes : cours et stages, expositions, conférences, concerts, théâtre, semaines thématiques, fêtes de quartier.


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Population concernée

Les personnes impliquées dans le fonctionnement de l'institution sont les suivantes :

  • 1200 bénévoles dans les associations (dont 400 actifs dans les comités)
  •   160 animatrices et animateurs
  •   350 monitrices et moniteurs
  •     60 employées et employés administratifs et techniques

Les programmes des centres reposant essentiellement sur l'accueil libre, la quantification des usagers ne peut être fixée qu'en fonction d'évaluations qui permettent de déterminer les valeurs suivantes :

  • 3000 adolescents (le canton en compte 16000)
  • 4500 enfants (le canton en compte 30000)
  • 1000 enfants partent chaque jour de vacances dans les centres aérés

Le Secrétariat général tient à disposition le programme d'activité des centres ainsi que tout autre document de référence cité dans ce fascicule.

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