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ACTIONS DE TRAVAIL SOCIAL HORS MURS (TSHM)

carte tshm

Vous pouvez télécharger le document "REGLEMENTATION DU FONCTIONNEMENT DES ACTIONS TSHM" au format PDF en cliquant ici.

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1. DISPOSITIONS LEGALES

Par décision du Grand Conseil du 28 juin 2002, les actions de travail social "hors murs" ont été intégrées à la loi régissant la Fondation genevoise pour l'animation socioculturelle (J 6 11). Ainsi le mandat dont la FASe est chargée est étendu à la gestion spécifique de ces actions, selon les dispositions suivantes :

  • Objet
    La loi (J 6 11) sur la Fondation genevoise pour l'animation socioculturelle fixent les principes applicables aux actions de travail social "hors murs" menées à la demande des communes et/ou du canton.
  • Objectifs
    Afin d'assurer un travail de prévention et d'éducation, notamment auprès des jeunes en rupture de liens sociaux, la fondation définit les objectifs globaux des actions de travail social "hors murs" et en assure la conduite en concertation avec le canton et les communes.
    Le travail social "hors murs" privilégie l'action collective. Il peut aussi être complété par des mesures individualisées, avec les structures sociales existantes, en particulier pour empêcher que des situations dangereuses et des états de fragilité s'aggravent.
  • Rôle du canton et des communes
    Dans le cadre des centres et du travail social "hors murs", le canton veille particulièrement à l'organisation et au développement de loisirs éducatifs en faveur des enfants et des adolescents, actions complémentaires à celles de la famille et de l'école.
    Les communes concernées veillent particulièrement à l'organisation des activités socioculturelles des centres sis sur leur territoire, afin d'offrir des espaces de rencontres conviviaux à toute la population d'une commune ou d'un quartier.
    Dans le cadre du travail social "hors murs", les communes concernées assument, en collaboration avec la fondation, le pilotage des actions menées sur leur territoire.
    Afin de coordonner les actions de terrain et notamment le développement du travail social "hors murs", le canton et les communes encouragent la mise sur pied de réseaux locaux de complémentarité regroupant les divers intervenants exerçant une activité sociale et de prévention.
  • Mission de la fondation
    La fondation gère, de manière distincte de ses autres activités, les ressources humaines, financières et techniques attribuées par le canton et les communes pour promouvoir le travail social "hors murs". Elle coordonne l'utilisation de ces ressources en faveur de quartiers ou de communes où le besoin s'en fait sentir et met en place la logistique requise pour l'accomplissement de cette mission.


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2. PRESENTATION GENERALE

Alertée par les centres et sollicitée par certaines Communes, la Fondation genevoise pour l’animation (FASe) a mis en place des dispositifs souples et mobiles permettant d'intervenir rapidement face à des risques d'exclusion rencontrés par des jeunes en marge des structures organisées.

Les premières actions de travail social « hors murs » ont été initiées dès 1989 sur le territoire de la Commune de Vernier. Elles se sont considérablement développées : actuellement, 26 collaborateurs mènent une action sur le territoire des 22 communes, en plus de la Ville de Genève, qui ont établi un partenariat avec la FASe pour des fonctions de ce type.

Il s'agit d'interventions "hors murs", complétant utilement la mission des centres. Les collaborateurs engagés par la FASe au titre de travailleurs sociaux « hors murs » (TSHM) sont à l’écoute des jeunes là où ils sont (rue, bistrot, préau, parc public, station-service, concerts) en fonction des fluctuations des points de ralliement.

Dans la perspective de renforcer les liens sociaux des jeunes dans la cité des actions de prévention et de socialisation sont entreprises avec eux et en relation avec les partenaires locaux (autorités communales, responsables d'associations, de clubs de sport, gardiens de piscine, agents municipaux, concierges d’immeubles et d’écoles, serveurs de cafés, commerçants, enseignants, décideurs, etc.).

Cette action fait appel à des "réseaux", regroupant tous ceux qui, à titres divers, sont en lien avec la jeunesse dans une même région : animateurs des centres, conseillers sociaux de l'enseignement (CO, PO), inspecteurs EP, enseignants, îlotiers de la gendarmerie cantonale, collaborateurs des différentes institutions sociales, les services sociaux communaux, les CASS, le Point (Office de la Jeunesse), l’EPIC (Hospice général), le services santé de la jeunesse et de protection de la jeunesse, etc.

Elle se développe sur des secteurs géographiques déterminés qui ne se limitent pas aux frontières communales. Elle ne remet pas en cause l’existence des maisons de quartier mais stimule les collaborations.

Les travailleurs sociaux mandatés privilégient l’action collective en mettant en place :

  • un cadre préventif et d'entraide touchant à l'ensemble des problèmes que rencontrent les jeunes,
  • un ensemble de mesures éducatives et sociales.

De plus, selon le contexte, ils peuvent aussi être amenés à compléter les mesures collectives par des interventions individualisées, en particulier pour empêcher que des situations dangereuses ou des états de fragilité ne s'aggravent, en complémentarité avec les services sociaux existants.
Lorsque la situation l'exige, les intervenants effectuent un accompagnement individuel et un suivi éducatif de certains jeunes.

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3. MISSION

Le travailleur social hors murs a une double mission : l'observation de la réalité sociale et des questions sociales problématiques comme préalable à une action ciblée sur les questions ou les populations prioritaires.

  • Observation
  • S'insérer dans un espace local
    S'immerger dans le milieu pour connaître à fond son quartier, sa commune, les organes de décisions, les lieux de rencontres, les institutions, les acteurs et les différents partenaires.
    Etre connu et reconnu sur son terrain.
  • Observer la réalité sociale pour pouvoir en témoigner
    Observer le quotidien du quartier. Repérer les cohésions et les tensions.
    Remonter le fil des questions problématiques qui mettent en tension différentes catégories de population. Repérer les populations les plus fragilisées.

    Expliquer et proposer des actions aux différents partenaires
    Par son insertion et ses observations, le TSHM est un des révélateurs de la situation sociale et des problèmes de la population. Il est acteur de changement en collaboration avec les différents partenaires
    Proposer aux partenaires et notamment aux décideurs toutes les actions susceptibles de renforcer le lien social et de soutenir les populations les plus fragilisés

 

  • Action
    Etre en lien avec les jeunes en situation précaires
    Etre facilement et rapidement accessibles pour les jeunes.
    Développer une relation de confiance, une attitude d'écoute, de disponibilité à l'égard des jeunes en situation de fragilité, en situation précaire.
    En étant présent lorsqu’il n’y a plus personne, grâce à l’intervention dans les interstices du tissu social.

    Mettre en lien jeunes et adultes
    Travailler aussi avec ceux qui se plaignent des jeunes, qui éprouvent un sentiment d'insécurité à leur égard ou qui les stigmatisent.
    En occupant une position de médiateur, tenter de rétablir le lien entre jeunes et adultes, contribuer à la restauration de sentiments de confiance partagés et d'attitudes de réciprocité mutuelles.
    Convaincre le monde des adultes de la nécessité de faire une place, de donner un rôle à tous les jeunes, en favorisant le dialogue intergénérationnel, en développant des occasions de rencontres, d’actions communes

    Faire le relais entre jeunes et institutions
    Permettre aux jeunes ancrés dans un « no man's land institutionnel » d'être en lien avec l'ensemble des protections sociales et éducatives auxquelles ils ont droit.
    Permettre aux jeunes d'être acteurs et citoyens à part entière de leur quartier, de leur commune et d’être considérés comme tels.
    Par le travail en réseau, rendre attentifs les autorités, les différents services, les groupements et les habitants aux besoins et aux revendications des jeunes ; les inviter à adapter les procédures.
    Au besoin, accompagner les jeunes dans leurs démarches.

    Permettre aux jeunes de reprendre confiance en leurs capacités,
    de se sentir utiles, reconnus et soutenus

    Permettre aux jeunes d’exprimer leurs désirs et besoins, en ouvrant des portes et en soutenant concrètement les projets individuels et/ou collectifs.
    Donner tous les moyens aux jeunes dans une situation de « no man's land identitaires » d'entreprendre des activités dans lesquelles ils pourront se retrouver, rebondir.
    Favoriser les feed-back positifs, encourager, soutenir ; leur offrir des espaces où ils seront susceptibles de bénéficier d'empathie.

    Faciliter l'insertion sociale et professionnelle des jeunes
    en situation précaire

    Travailler conjointement sur les axes d'insertion sociale et professionnelle pour stabiliser leur intégration.
    Etre attentif à ce que les jeunes bénéficient de conditions de vie décente sur les plans de leur revenu, de leur formation, de leur santé.


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4. PRINCIPES
Les principes qui régissent la mission.

  • Absence de mandat nominatif
    Les populations et les personnes avec/pour lesquelles travaille le Travailleur Social Hors Mur ne sont pas désignées par une instance (judiciaire, sociale ou administrative). L’absence de mandat nominatif offre une plus grande liberté d’action au Travailleur Social Hors Mur mais ne signifie pas pour autant une absence de mission bien définie.
  • Libre adhésion des populations concernées
    Ce principe offre aux populations concernées la totale liberté d’adhérer aux propositions du Travailleur Social Hors Mur et impose à ce dernier de respecter leurs choix.
    Les populations concernées rejettent parfois certaines institutions ou en sont exclues. Le Travailleur Social Hors Mur tente de comprendre ce malaise ou ce rejet avant de proposer un projet en adéquation avec les besoins des populations concernées.
  • Respect de l'anonymat des populations concernées
    L’absence de mandat nominatif et la libre adhésion des populations concernées induisent le respect de l’anonymat.
    Le Travailleur Social Hors Mur construit avec/pour les populations concernées une relation de confiance visant à recueillir leur adhésion.
    Ce sont les populations concernées qui décident ou non de maintenir leur adhésion au projet proposé par le Travailleur Social Hors Mur.
    Ce principe de respect de l’anonymat soumet le TSHM a un strict devoir de discrétion à l'égard des informations et constatations relatives aux usagers et usagères.
    Sauf accord des usagers et des usagères, il ne transmet pas d'informations à caractère personnel. (Art.45.5 CCT)
  • Réseau inter-institutionnel et partenariat
    Le Travailleur Social Hors Mur conduit son action en collaboration et en partenariat avec les institutions publiques, les associations, les travailleurs sociaux, etc.
    Il ne peut pas agir seul et, par conséquent, il doit connaître parfaitement le réseau socioculturel régional.
    Après une analyse détaillée des situations et du contexte socioculturel, il conseillera et orientera les populations concernées vers ces différents services ou personnes.
  • Souplesse, mobilité et adaptabilité des actions
    La force et l’avantage du Travailleur Social Hors Mur réside aussi dans la souplesse, la mobilité et l’adaptabilité de ses actions. Son rôle privilégié d’observateur des réalités sociales lui permet de proposer rapidement des pistes de réflexion aux problèmes des populations concernées.
    Dans la durée : soit son action répond ponctuellement aux besoins des populations concernées et disparaît lorsqu’elle n’a plus de raison d’être ; soit son action perdure, se structure et s’autonomise. Après avoir évalué avec les populations concernées la viabilité de l’action menée, le Travailleur Social Hors Mur a pour principe de s’en retirer progressivement.



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5. OUTILS ET MODES D'ACTION


Les modes d’actions sont déterminés par le contexte dans lequel se déroule chaque intervention. On distingue trois grands domaines :

  • L'immersion dans l'espace local et la présence dans la rue et les lieux publics.
  • L'intervention collective, la médiation et l'action communautaire sur le plan local.
  • Le suivi éducatif et l’accompagnement individuel.
    Le "TSHM", en fonction des besoins du terrain et pour mener à bien sa mission, utilise différents outils qui sont des activités-supports :
  • bus itinérants,
  • salles de sport,
  • petits jobs,
  • permanence d'accueils,
  • locaux en gestion accompagnée ou en accueil libre,
  • sorties, …


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BUS PRÉVENTION PARCS (BUPP)


Episodiquement, certains lieux se transforment en zones de « non-droit » où des problèmes apparaissent rapidement (vandalisme, occupation massive par un type de population de jeunes, consommation d’alcool et de stupéfiants). A l’intérieur de ces périmètres, les jeunes dérangent les riverains. De plus ils mettent leur santé en danger.
Afin d’atteindre les groupes d’adolescents et de jeunes adultes qui se rassemblent dans ces espaces, parcs publics, préaux ou autres lieux, une équipe de travailleuses sociales et de travailleurs sociaux hors murs intervient durant toute l'année, le soir, au moyen du BUPP (Bus Prévention Parcs).

Les objectifs de cette mission :

  • entrer en contact avec les jeunes, assurer une présence et un accompagnement auprès des groupes ;
  • mettre en place une présence éducative et préventive, créer des liens ;
  • observer et connaître les besoins des jeunes;
  • travailler en lien avec les autres acteurs et intervenants (assistants sociaux du secteur, conseillers sociaux des cycles concernés, agents municipaux, îlotiers de la gendarmerie, concierges, patrons de bistrot, commerçants).
    L’action consiste à trouver une manière simple d’établir la relation (proposer des boissons non alcoolisées servies gratuitement), « occuper le terrain » en créant un espace convivial. Par cette présence régulière (plusieurs fois par semaine), les TSHM peuvent assurer un suivi temporaire de certains jeunes, afin de les mettre en lien avec les personnes ou institutions à même de les aider à trouver des solutions à leurs problèmes.
    Ainsi, en réunissant leurs compétences, les intervenants permettent d’aborder diverses thématiques liées à la prévention.
    Actuellement un bus de ce type circule toute l’année dans la région comprise entre le Petit-Lancy, Onex, Confignon, Bernex et les communes de la Champagne.


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BUS D’ANIMATION ET DE PRÉVENTION

Afin de compléter les prestations offertes par les autres institutions et associations des diverses régions du canton, des dispositifs d’intervention sont activés dans les quartiers ou les communes. Ces actions consistent à faire circuler des bus aménagés avec du matériel d’animation et de prévention. Des animations particulières peuvent être organisées aux différents points de rencontre.
Les objectifs de ces moments de rencontre sont :

  • renforcer la confiance en offrant une écoute plus personnalisée,
  • permettre aux adolescents de parler de leurs difficultés,
  • faire émerger les motivations des jeunes et donner une impulsion positive à leurs projets afin qu’ils reprennent confiance en eux,
  • aider les jeunes à définir leurs besoins, à chercher des ressources et des relais,
  • orienter les jeunes afin de remédier à leurs difficultés en les soutenant dans la mise en place de projets individuels ou collectifs,
  • distribuer du matériel de prévention
    Les équipes itinérantes se déplacent sur différents sites répertoriés, mettent à disposition des jeux, de la musique, du matériel de prévention. Des informations sont diffusées dans le but d’orienter les jeunes sur l’ensemble des activités cantonales mises en place à leur intention (sport, nautisme, concerts, camps, week-ends, etc.).


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SPORT POUR TOUS


Beaucoup de jeunes rencontrent des difficultés à s’intégrer dans les clubs où les activités sportives sont proposées d’une façon très structurée et dans un esprit de compétition, mais aussi l’obligation d’être assidu et ponctuel. De nombreux jeunes n’arrivent pas à s’y tenir et pratiquent leur sport préféré à des heures inadéquates provoquant des plaintes du voisinage.

Réponse :
ouvrir une salle de gymnastique avec un accompagnement d’un adulte où les jeunes de 15 à 25 ans pourraient venir pratiquer du sport (football et basket), un soir par semaine.

Objectif :
offrir l’accès à des activités sportives de groupe gratuites, sans inscription et en accueil libre.
Faire de la prévention :

« s’éclater par le sport et non pas par la drogue ou l’alcool », permettre et favoriser la rencontre de jeunes de plusieurs quartiers différents , afin de sortir des préjugés et éviter des bagarres générées par méconnaissance et la peur des uns et des autres.
Ces activités sont encadrées par des animateurs et moniteurs ; une combinaison entre les concepts « sport pour tous » et « locaux en gestion accompagnée » est une formule originale et intéressante actuellement en phase teste..


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LOCAUX EN GESTION ACCOMPAGNÉE

Les locaux en gestion accompagnée permettent l’expérimentation de la vie communautaire - la responsabilité individuelle et collective - l’autonomie.

Pourquoi ?
L’action des locaux en gestion accompagnée est le complément idéal aux activités que les centres peuvent offrir. Car, si bon nombre de 14 – 18 ans, s’intègrent dans les activités institutionnelles en fréquentant les centres, d’autres refusent ces activités et forment une nouvelle réalité sociale dite des « zonards ».

C’est pour ces jeunes, pour leur permettre de rencontrer des camarades moins marginaux, hors structures établies, que les locaux ont été créés. En aucun cas, ces locaux ne sont un ghetto pour une certaine jeunesse plus « mal dans sa peau » que révélatrice d’un monde de voyous ou de paresseux.

Les ados désirent un local « rien qu’à eux » pour s’y réunir et y réaliser des envies communes. Ainsi, lieu et bande sont les motivations ; l’activité passe au second plan.
Les jeunes ne font pas de choix entre le local ou le centre, mais fréquentent plus volontiers l’un ou l’autre, selon l’expérience qu’ils veulent tenter. Le local est synonyme d’occupations générales et de liberté d’horaire, le centre, d’activités spécifiques dans un cadre horaire plus restreint.

Comment ?
La responsabilisation est l’option prioritaire. Vu sous cet angle, les ados ne demandent pas à être « animés » mais plutôt d’être « compris ». C’est donc par une relation de confiance et de fréquentes rencontres informelles que ce but peut être atteint.

Par l’intermédiaire du "TSHM", les communes qui peuvent mettre à disposition de tels locaux, négocient et signent une convention avec les parents et les adolescents rassemblés dans un « groupe de base ». Ce « contrat » règle les relations entre la commune concernée et les utilisateurs de locaux, les modalités de mise à disposition des locaux et des équipements, les règles d'usage et de fonctionnement.

Un TSHM supervise le fonctionnement des locaux et veille au respect des règles ; il peut intervenir en tant que médiateur pour réguler les problèmes de voisinages. Lors de son passage dans les locaux, le TSHM privilégie l'écoute et la disponibilité ; il entretient les liens avec les jeunes.

Des séances réunissant les signataires des conventions sont périodiquement organisées par le TSHM ; elles se tiennent parfois dans les Mairies concernées.
Il est difficile de brosser un portrait « type » du jeune utilisant un local autogéré. Cela dépend de l’âge, des époques. Les usagers sont majoritairement des garçons. Le nombre de filles signataires d’un contrat d’un local correspond à un dixième.


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STRUCTURES « JOBS - INSERTION »

Les TSHM sont en contact avec des jeunes « hors circuits » en ce qui concerne leur formation, en échec scolaire ou d’apprentissage, en rupture d’emploi. Il s’agit, dans toute la mesure du possible, de maintenir le jeune en lien avec la vie active, qu’il reste inséré dans son environnement social.

Les petits jobs s’inscrivent dans une perspective de ré-insertion sociales et, si possible, professionnelle.

Ils ont pour objectifs :

  • De mettre en valeur les ressources existantes et d’en révéler de nouvelles
  • D’acquérir les compétences de base nécessaire à une activité professionnelle
  • De retrouver le sens de l’organisation
  • D’obtenir de la reconnaissance et une gratification financière pour le travail effectué
  • De nouer des relations enrichissantes avec les adultes
  • De dégager de nouveaux objectifs personnels

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